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La dégradation de ses marchés ruine les espoirs de croissance de MCLS
24/06/2008  – L'Echo 24/06/08
L'expansion espérée par MCLS au printemps dernier, lors de son introduction sur le Marché libre, a été étouffée dans l'œuf par la détérioration de ses veines d'affaires.

Au lieu des revenus de 13,4 millions d'euros et du profit net de 0,83 million projetés, ce bureau anversois de marketing direct devra se contenter d'un chiffre d'affaires de l'ordre de 10 millions d'euros pour un résultat tout juste bénéficiaire, au titre de son exercice fiscal clos à fin juin. La publication de ces résultats n'étant programmée qu'aux alentours de septembre, François Hendrickx, le patron de l'entreprise de Schoten, a pris l'initiative d'un " profit warning ".

L'expansion espérée par MCLS au printemps dernier, lors de son introduction sur le Marché libre, a été étouffée dans l'œuf par la détérioration de ses veines d'affaires. Au lieu des revenus de 13,4 millions d'euros et du profit net de 0,83 million projetés, ce bureau anversois de marketing direct devra se contenter d'un chiffre d'affaires de l'ordre de 10 millions d'euros pour un résultat tout juste bénéficiaire, au titre de son exercice fiscal clos à fin juin. Attendue en progrès de 15%, sa marge brute s'est en fait repliée de 20 à 25%. La publication de ces résultats n'étant programmée qu'aux alentours de septembre, François Hendrickx, le patron de l'entreprise de Schoten, a pris l'initiative d'un " profit warning ".


" Après l'introduction en Bourse, nous nous sommes structurés pour faire face à l'expansion, par le biais notamment d'un plan d'embauche. Mais dès octobre, il a bien fallu se rendre à l'évidence que la réalité commerciale ne suivait pas ", a-t-il déclaré à l'Echo.be.


Les raisons ? Le marketing direct est un outil de prospection, situé en amont du cycle économique ; c'est donc l'un des premiers budgets que l'on sacrifie lorsque l'on souhaite doper, voire sauver, ses profits à court terme.


" Il est possible de vivre pendant un ou deux ans sur une base de clientèle existante, après, ça devient plus compliqué ", argumente le dirigeant.


Deux années de vaches maigres en perspective ? En attendant, MCLS s'est adaptée en réduisant considérablement ses coûts. Ses effectifs ont même reflué légèrement en-deça de ce qu'ils étaient avant la Bourse, a constaté l'Echo.be. " Si la situation ne s'aggrave pas, on peut espérer un chiffre d'affaires équivalent, assorti d'une meilleure rentabilité pour l'exercice prochain. Les économies d'environ 0,4 million d'euros devraient se retrouver dans le bénéfice net, qui pourrait atteindre 0,5 million ", évalue Hendrickx.

Il assure avoir payé de sa personne, en reconsidérant sa propre rémunération à la baisse et en réinjectant 70% de ses dividendes dans la trésorerie de l'entreprise. " Notre trésorerie reste confortable, cela nous permettra de traverser la crise ", promet-il.

Fabian Lacasse