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Les banques snobent Arpadis
24/10/2007  – L'Echo 24-10-07
On le constate dans l'entretien, Bruno Colmant ne tient guère à se mouiller sur la question de l'obstruction des banques à l'égard du Marché libre.

C'est compréhensible, vu les fonctions qu'il exerce. Gageons qu'il aura à coeur de travailler dans l'ombre à une meilleure perception de celui-ci par celles-là.

Car en attendant, le problème est bien réel, comme l'atteste un rapide sondage que nous avons effectué ce mardi: ni Dexia, ni Fortis, ni la Deutsche Bank n'ont accepté notre souscription à l'IPO d'Arpadis, tandis que chez ING, on l'a admise du bout des lèvres - sans doute parce que c'est cette institution qui a octroyé la principale ligne de crédit à Arpadis. «Attendez plutôt que l'action soit cotée pour en acheter», nous a-t-on même répondu. Aberrant!

Pourtant, les banques ont à priori tout intérêt à satisfaire leurs clients. D'autant qu'elle perçoivent une rétribution - pas énorme, mais quand même - sans pour autant s'exposer.

Fortis nous a toutefois rappelé dans le courant de l'après-midi pour nous préciser que la transaction serait accessible à partir de ce mercredi.

L'IPO, qui sauf prolongation (probable) sera clôturée le 7 novembre, a débuté il y a deux semaines.

«A ce stade, nous avons déjà placé environ 25% du total, mais nombreux sont les candidats souscripteurs qui nous contactent pour nous faire part de leurs difficultés», explique Bernard Ruzziconi, le patron de l'intermédiaire SCF, qui s'étonne d'autant plus de cette attitude qu'aucune rivalité n'est de mise.

Et de préconiser une voie alternative. «Il suffit de remplir la fiche de souscription accompagnant le prospectus». Celui-ci peut être téléchargé sur le site internet d'Arpadis (www.arpadis.com) ou celui de SCF (smallcapsfinance.com). Ensuite, il faut virer la somme équivalente sur le compte (KBC) indiqué, et faxer la fiche avec une copie de la carte d'identité, soit à la société, soit chez SCF, qui transmettront à l'établissement guichet responsable de l'opération, le Français EFI. Ruzziconi avoue plancher sur un projet qui résoudrait ses soucis: créer sa propre société de Bourse!

L'Echo