Rappelons que les retards de livraisons encourus par ses deux principaux fournisseurs chinois et la détérioration de la livre sterling ont empêché la société d'atteindre les objectifs qu'elle s'était fixés.
Au final, ses ventes et prestations n'ont progressé que de 2,7% - au lieu des 9% espérés -, à 40,41 millions d'euros. Le profit d'exploitation d'EMD a reflué de 12%, à 3,48 millions d'euros, tandis que son bénéfice imposable a augmenté de 9%, à 3,03 millions. Dopé par le gain exceptionnel dégagé d'une cession immobilière, le bénéfice net a bondi de 33%, à 2,18 millions.
Le conseil d'administration, qui contrôle à ce jour environ 95% du capital de la firme bruxelloise, proposera la mise en paiement d'un dividende unitaire brut de 0,29 euro, contre 0,30 euro au titre de l'exercice 2006. Une raison technique, selon son directeur financier, Marc Lepage, qui ne préjuge en rien de sa situation financière.
«Celle-ci est au contraire plus solide que jamais au terme de l'exercice écoulé», affirme le dirigeant.
EMD Music précise que la différence entre les présents résultats et ceux qui avaient été dévoilés un mois plus tôt réside dans la prise en compte de la filiale américaine, toujours déficitaire, mais en progrès spectaculaires, et des activités chinoises, qui ne constituent encore, pour l'heure, que des centres de coûts. Ce sont pourtant les deux moteurs désignés de la croissance future de l'entreprise.
EMD Music fait partie des (rares) PME cotées à publier sur leur site un calendrier financier et à s'y tenir. Elle souligne que 2008 a bien commencé, avec des revenus en progrès de 14% à la mi-avril, grâce à sa «locomotive» américaine.
Elle assure par ailleurs que «des perspectives favorables se dessinent pour l'exercice en cours».
F.L.

















