C'est en effet sur un bénéfice net de 0,54 million d'euros qu'elle a bouclé l'année fiscale écoulée, alors qu'en mai, lors de son introduction sur le Marché libre, elle anticipait un profit de 0,67 million. MCLS a donc, en quelque sorte, manqué la cible.
« Cela s'explique surtout par le fait que nous avons décidé d'amortir en une seule fois les frais liés à la mise en Bourse», se défend son patron, Frans Hendrickx, selon qui ces dépenses n'avaient pas été anticipées dans le prospectus d'émission. Dont coût, environ 0,1 million d'euros. «Ce n'est pas encore évident pour nous de faire des prévisions. Nous apprenons», poursuit-il.
L'argument n'est guère convaincant. A la page 86 du prospectus en question, on trouve en effet trace d'une perte de 0,07 million d'euros à la rubrique des prévisions de résultat exceptionnel.
Le solde de l'écart est justifié par la grève des services postaux gantois un mois avant la clôture.
« Une de nos actions commerciales s'en est trouvée très affectée», déplore Hendrickx. Ce contre-temps a plombé le chiffre d'affaires de MCLS, qui n'est pas davantage arrivé au rendez-vous qui lui avait été fixé précédemment: au lieu des 13,05 millions d'euros budgetés, le chiffre s'affiche à 11,68 millions.
Non seulement revenus et profits n'ont pas atteint les objectifs, mais en outre, ils ont baissé par rapport à l'exercice antérieur, au titre duquel ils s'étaient respectivement établis à 11,95 millions et 0,58 million. Tout ça n'empêchera pas MCLS de proposer à l'assemblée générale - proposition toute symbolique, vu sa structure actionnariale cadenassée - la distribution d'un généreux dividende : 0,224 euro brut par action, soit aux cours actuels un rendement de 6,50%, fait remarquer la société, qui déboursera en l'occurrence 0,56 million d'euros.
Qu'elle soit prête à reverser un montant supérieur aux bénéfices engrangés témoigne de sa confiance en l'avenir. Hendrickx confirme d'ailleurs ses prévisions pour 2007-2008, à savoir des revenus de 13,4 millions d'euros pour un bénéfice net de 0,82 million.
Cela dit, il ne faudrait pas oublier que les principaux bénéficiaires de cette décision sont les actionnaires de référence de l'entreprise, essentiellement la famille de Frans Hendrickx, qui en détient près de 90%. On n'est jamais si bien servi que par soi-même.
Fabian Lacasse - L'Echo


















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