Le fonds piloté par Bernardo Ruzziconi est actuellement composé de cash, de titres PNS, Auriga et Antigoon Invest, trois sociétés présentes comme lui sur le Marché libre bruxellois, ainsi que de participations significatives dans Photonike et Airkit.
La première a pour vocation de produire de l’énergie solaire photovoltaïque en Italie, tandis que la seconde, basée à La Louvière, est spécialisée dans la domotique, l’automation industrielle et l’installation de pompes à chaleur. Photonike verra son capital augmenté de 2,043 millions d’euros, soit 2 millions par l’apport en nature de son fournisseur américain de silicium, Globaq, et un solde en espèces, tandis qu’Airkit sera de son côté dotée de 0,5 million d’euros supplémentaires.
Au terme de ces transactions, SCFI détiendra un peu moins de 25% de Photonike et un peu moins de 50% d’Airkit. " Elles seront ensuite toutes deux introduites sur le Marché libre parisien, en principe avant fin février ", précise Ruzziconi.
Cotations directes
Paris a été préféré à Bruxelles dans la mesure, explique-t-il, où la cotation directe, réservée aux investisseurs dits " qualifiés ", y est autorisée et qu’elle lui permet "d’accélérer la procédure en se passant de l’avis du gendarme des marchés". Or, selon le dirigeant, le Marché libre n’a provisoirement plus la cote auprès du public, et dès lors le jeu très chronophage de la procédure d’approbation n’en vaut plus la chandelle. SCFI, dont le cours a doublé par rapport à la valeur de référence retenue lors de son introduction en Bourse en substitution de l’action VSLI, est toujours occupé à lever des fonds en vue d’acquérir des participations dans des PME vouées à un destin boursier. " Nous venons de lever près d’un demi-million d’euros en deux temps auprès d’institutionnels, et entretenons des contacts avancés avec plusieurs autres candidats potentiels ", assure Bernardo Ruzziconi. l
Fabian Lacasse

















