« Pour la bonne cause, car nous avons l'intention d'assigner une meilleure utilisation à cet argent », assure Fabrice Wuyts, le patron de ce prestataire de services liés à l'internet.
La firme de Drogenbos prévoit notamment de participer davantage au financement nécessaire à l'exécution des contrats qu'elle conclut, une option qu'elle laissait jusqu'ici plus volontiers aux banques. Il en résultera une consommation plus élevée de capitaux, mais aussi de meilleures marges pendant toute la durée de ces contrats.
Elle devra aussi engager de lourdes dépenses pour soutenir ses projets d'expansion en France. La piste d'une augmentation de capital est d'ailleurs à l'étude, de l'aveu de Wuyts, pour récolter les fonds requis et, accessoirement, améliorer la liquidité du titre sur le Marché libre. Aujourd'hui, le « free float » de Proximedia reste limité à 12 %.
De là à imaginer qu'elle est mûre pour le marché réglementé, il n'y a qu'un pas… que Wuyts se refuse à franchir. Pourtant, la société a adopté une politique de communication et de comptabilité qui la rendent presque éligible, n'était-ce la tenue de comptes aux normes IFRS. En outre, elle présente aujourd'hui une carrure supérieure à celles qu'avaient des EVS ou Omega Pharma lorsqu'elles s'ouvrirent au public. « Alternext n'offre à mes yeux aucun avantage que le Marché libre ne peut offrir. Quant aux segments réglementés, cela nous coûterait trop cher ».
Son pari gagné, Bezoom s'exporte à Paris
Il y a un marché pour les vidéos d'entreprise. La preuve par Bezoom, la société constituée il y a tout juste un an. Partie de rien ou presque, cette pupille de Proximedia a fait son trou en un temps record. Au point d'en exporter le modèle. Pour le choix, la France, deuxième marché naturel de la maison mère, était toute désignée. Une filiale de Proximedia France vient d'être créée à Paris, en vue d'attaquer dans un premier temps les entreprises de la capitale, puis de s'étendre vers le sud «si la mayonnaise prend». Dotée de sa propre équipe technique, elle opérera également en collaboration avec la base lilloise de Proximedia. «Nos deux managers locaux ont recruté cette semaine leur six premiers agents commerciaux. Pour 2008, nous escomptons des performances financières comparables à celles que Bezoom a réalisées l'an dernier», précise le CEO Wuyts.
L'actionnariat de Bezoom France se répartit entre Proximedia (60%), les managers locaux (30%) et les principaux dirigeants de Bezoom.
Fabian Lacasse


















Téléchargez le document complet