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Proximedia prévoit un grand millésime
19/03/2008  – L'Echo 19-03-08
Quand on revendique le titre de première agence internet du pays, la bienséance exige que l'on maîtrise la technique du «surf».

Proximedia l'a semble-t-il bien compris, elle qui surfe année après année sur la vague de la croissance avec une aisance déconcertante. Une croissance qui s'est fixée à 30%, soit 21,25 millions d'euros, l'an dernier, si l'on considère le chiffre d'affaires, et même 32%, à 23,62 millions, au regard des ventes et prestations. En 2006, cette même mesure s'était appréciée de 15%.

La performance 2007 repose sur la conjugaison de facteurs favorables, au rang desquels l'entreprise cite la dynamique commerciale, le développement de modules web évolutifs, l'offre de nouveaux services ou la montée en puissance de sa cellule «grands comptes». Last but not least, Bezoom, la filiale spécialisée dans la conception de videos d'entreprises a cartonné d'emblée : en l'espace de seulement neuf mois, elle a récolté la bagatelle de 366 contrats, qui se sont traduits par un chiffre d'affaires de 1,1 million d'euros et un résultat à l'équilibre.

De son côté, Proximedia, dont le modèle repose sur des contrats quadriennaux, se félicite encore d'avoir constaté une augmentation sensible de nouvelles affaires ainsi qu' une amélioration du taux de renouvellement des anciens.

Sur le front des résultats, on observe quelques divergences. Ainsi, si le bénéfice d'exploitation épouse une courbe linéaire par rapport à l'axe des revenus (+30%, à 2,73 millions d'euros), l' excédent brut d'exploitation (EBITDA) et le bénéfice net (part de groupe) évoluent dans des directions opposées, le premier bondissant de 49% alors que le second doit «se contenter» d'une progression de 17%, à 1,39 million ou 0,69 euro par action. Fabrice Wuyts, le patron de Proximedia, avance plusieurs arguments. «Cela s'explique globalement par l'absence de rentabilité de Bezoom, par une augmentation de la charge fiscale aux Pays-Bas et par la prise en charge d'une production immobilisée proportionnellement plus importante que par le passé. Cette option stratégique revient à étaler davantage la marge bénéficiaire d'un contrat sur toute sa durée», se défend-il.

Pour 2008, l'optimisme est de rigueur, même si le dirigeant préfère s'en tenir, par prudence, au pronostic d'une croissance à deux chiffres.

«Les perspectives sont plus qu'excellentes, il est d'ores et déjà évident que cette année sera un très grand cru pour le groupe», se risque-t-il néanmoins à dévoiler. Ses convictions se fondent notamment sur le début d'année tonitruant signé par Bezoom - déjà 155 contrats « installés» lors des deux premiers mois de 2008 -, sur la contribution de la société Globule Bleu récemment acquise ou sur la concrétisation de nouveaux développements.

F.L.