Evoquée récemment par son patron, Jean-François Desmaré («L'Echo» du 11 juin), elle porte sur l'association avec un partenaire rwandais et le développement de services financiers spécifiques à destination d'une population d'expatriés fortunés. Le hasard fait décidément bien les choses.
«Co-pilote de rallye sur les pistes africaines, je me suis rendu compte que ce genre de cercles est fréquenté par des expatriés relativement fortunés, rentiers ou hommes d'affaires, qui n'entretiennent généralement plus aucune relation avec leur banquier ou courtier en Belgique. Et sur place, la palette de services financiers disponibles se réduit à sa plus simple expression. Nous y avons identifié une formidable opportunité de diversification», raconte Desmaré.
Pratiquement, cela se traduit par la prise d'une participation de 30% - moyennant un investissement dérisoire - dans le capital d'un courtier local dénommé Afrika Risk.
«Nous assurerons des formations pour son personnel et mettrons à sa disposition des produits qu'il n'a pas, afin de pallier à sa faiblesse la plus criante, un manque de dynamique commerciale. La base de l'association, c'est qu'Afrika Risk commercialisera les contrats propres au Rwanda (auto, incendie, hospitalisation…) tandis que RVA se chargera de tout ce qui concerne les placements et les assurances vie», explique-t-il encore.
Le dirigeant, qui cible pas moins de 500 clients en l'espace de douze mois, ne craint pas de suggérer que cette nouvelle affaire pourrait influencer notablement les performances en 2008 et au-delà.
«Rien qu'avec les quatre ou cinq premiers clients, on atteint déjà une proportion significative des revenus 2007 de RVA. Le potentiel est énorme», indique Desmaré.
D'autant que si l'expérience est concluante, le modèle a vocation d'être dupliqué au Maroc, par le biais du call center existant.
Fabian Lacasse

















