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RVA a réduit la voilure pour amortir l'impact de la crise
17/12/2008  – L'Echo 17/12/08

Assez tôt cette année, le courtier liégeois en assurances RVA a anticipé la crise. L'impact de celle-ci devrait dès lors s'avérer limité pour lui, même s'il est acquis que les objectifs formulés dans le prospectus qui a servi de pilier à son introduction sur le Marché libre ne seront pas atteints.

«Dès avril, nous avons observé la plus grande prudence en matière de frais généraux. Les embauches ont été freinées, et les départs volontaires n'ont pas été compensés», reconnaît son patron, Jean-François Desmaré.

De 19 collaborateurs à fin 2007, ils ne sont plus que 14 aujourd'hui, alors que le plan d'affaires prévoyait le double.

«Si l'on cumule les performances individuelles de nos commerciaux, les objectifs en termes de chiffres de production ont été atteint à 120%. Globalement, nos revenus annuels devraient grimper d'environ 40%, à quelque 1,5 million d'euros, là où nous anticipions 2,36 millions. Le taux de rentabilité sera, lui, supérieur», explique-t-il.

Les ambitieux projets africains ont aussi tardé à démarrer. Pour mémoire, au fil de ses rencontres au Rwanda, Desmaré s'était convaincu qu'il existe un sérieux potentiel d'affaires à faire dans la région, tant avec les expatriés qu'avec les autochtones. Mais en passant au volet pratique, il est tombé sur un os.

«J'ai sous-estimé le fait que les assureurs belges refusent d'assurer les ressortissants rwandais, et n'élargissent pas la couverture vie aux expatriés», observe-t-il.

Clash avec fortis assurances

RVA est encore confronté à un souci avec Fortis Assurances, jusqu'ici son premier partenaire.

«La compagnie a voulu nous punir parce que nous n'avons pas assez placé leurs produits en octobre et novembre. Mais sa notoriété a été à ce point ébranlée que ce n'était tout simplement pas opportun pour nos clients. Les relations s'en trouvent gelées, mais ce ne sont pas les possibilités de rebondir qui nous manquent», se défend Desmaré.

Le dirigeant s'attend à ce que les revenus promis pour 2008 soient au rendez-vous de 2009, période pour laquelle il se dit confiant.

F.L.


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