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Globule Bleu alimente une nouvelle veine de Proximedia
16/01/2008  – L'Echo 16/01/08

Cette firme liégeoise revendique le statut de première agence de communication interactive en Wallonie. Le groupe Proximedia a acquis l'agence de communication interactive Globule Bleu.

Implantée à Embourg, dans la périphérie huppée de la principauté, cette société fondée en 2001 par deux amis connaît une expansion fulgurante.

Au titre de l'année écoulée, elle a enregistré un chiffre d'affaires de l'ordre de 2,5 millions d'euros et dégagé des marges bénéficiaires « très appréciables».

De sept collaborateurs il y a seulement trois ans, elle en compte actuellement une trentaine. Principalement focalisée sur la «web-publicité», elle s'adresse à une clientèle de «grands comptes» - là où Proximedia est davantage orientée PME -, pour laquelle elle gère des budget significatifs. Parmi ses références, on relève notamment Dexia, EVS, IBA ou Procter & Gamble.

Si elle propose aussi d'autres supports classiques en vue de globaliser son offre, c'est dans le monde virtuel que réside son cœur de métier et, dans ce créneau spécifique, elle revendique rien moins que le leadership pour la Wallonie.

« C'était un candidat idéal pour une introduction sur le Marché libre», plaisante Fabrice Wuyts, le patron du groupe bruxellois de services internet.

«Cette acquisition, la plus importante que nous ayons jamais réalisée si l'on se réfère à la taille et aux résultats de Globule Bleu, est motivée par un potentiel synergétique énorme, mais aussi par le fait que nous partageons déjà une même philosophie des affaires», commente-t-il.

Selon lui, l'initiative du rapprochement revient aux actionnaires-fondateurs de la « cible».

Forte complémentarité avec la filiale Bezoom

« Ils étaient demandeurs, parce que le développement ultérieur de leur société réclamait une meilleure assise pour discuter d'extensions de contrats avec leurs clients habituels. On vous prend davantage au sérieux lorsque vous représentez un groupe de dimension nationale qui emploie plus de 200 personnes. C'est désormais le cas», poursuit Wuyts.

En ce qui concerne les synergies, le passage au crible des bases de clientèle respectives est censé générer de nouveaux flux d'affaires, d'autant que les activités de Bezoom, la filiale «video-web» de Proximedia, s'avèrent très complémentaires.

«De notre côté, nous y voyons une opportunité unique d'augmenter nos profits en nous positionnant d'emblée à un niveau élevé sur un marché en forte croissance, car nous sommes convaincus qu'internet est le media sur lequel se déplaceront les principaux budgets publicitaires dans le courant des prochaines années.

Accessoirement, nous étendons la gamme de nos compétences, nous complétons notre palette de services et nous créons un flux tendu de relations avec Bezoom, chacun pouvant être considéré comme un précieux apporteur pour l'autre», indique-t-il encore.

Le dirigeant avoue aussi avoir été séduit par l'intérêt réel manifesté par ses nouveaux partenaires pour le «projet Proximedia». C'est sans doute ce qui explique qu'il n'a pas été nécessaire de casser sa tirelire pour que l'accord se concrétise.

«Nos confortables réserves y suffisent», lâche-t-il. Le rachat porte sur 100% des actions de Globule Bleu, laquelle est valorisée sur la base d'un multiple de ses fonds propres à fin 2007.

Les vendeurs, qui restent à la barre de la désormais filiale, ont négocié un intéressement direct aux performances de cette dernière pour les trois prochains exercices.

En principe enfin, le mode de rémunération de la première tranche s'articulera autour d'un paiement en titres Proximedia.

«Il faudra les trouver, car le marché est plutôt illiquide», observe Fabrice Wuyts.

2007 meilleur que prévu
Fabrice Wuyts, le patron de Proximedia, avait fait preuve de prudence - ou de modestie - lorsque, dans le courant de l'exercice écoulé, il avait indiqué tabler sur une croissance «à deux chiffres» de ses revenus et profits annuels. Car sur le terrain, Proximedia aurait, selon de premiers chiffres non audités, engrangé des ventes et prestations de l'ordre de 23 millions d'euros, dont un chiffre d'affaires proche de 21 millions d'euros, ce qui suggère une progression d'environ... 27% par rapport à 2006.

La croissance des résultats imposables serait encore supérieure, mais celle du bénéfice net, grevée par un effet fiscal ponctuel aux Pays-Bas, resterait proche de celle des revenus.

Comme promis, Bezoom, qui n'a pas encore un an d'existence, afficherait un compte de résultat légèrement bénéficiaire.

«Nous avons enregistré 27% de nouveaux contrats, ainsi qu'un taux élevé de renouvellement des contrats existants», explique le dirigeant.


Fabian Lacasse