Le logisticien bruxellois lorgnait cette pétillante diversification depuis déjà un moment, puisque les premiers contacts à ce sujet avec le Crédit Agricole, mandataire des coopératives et récoltants champenois, remontent à avril 2006. Les négociations, puis l'établissement du processus auront été lents à aboutir, mais le potentiel de rentabilité est à la mesure de cette patience. «La banque estime qu'en rythme de croisière, entre 300 et 500.000 bouteilles passeraient chaque année par nos entrepôts. 100 à 200.000 nous raviraient déjà, car cela signifierait des revenus additionnels supérieurs à 100.000 euros et une marge fantastique, vu la faiblesse des investissements requis», se réjouit Christian Ivens, le directeur financier de Reibel.
On consomme environ 10 millions de bouteilles de champagne chaque année en Belgique, mais la désertion progressive des prestigieuses maisons de Champagne en faveur de contrées plus rémunératrices (Japon, Russie, Australie...) aiguise l'appétit de plus petits producteurs. Seul souci, mais de taille pour eux, la problématique des taxes et accises ou du dédouanement. En sa qualité d'agent en douane et grâce aux entrepôts dont il dispose, Reibel apporte une alternative à la traditionnelle vente «au coffre de voiture». Une formule win-win: l'Etat perçoit des taxes, le consommateur se déplace moins, le producteur obtient les garanties qu'il espérait et n'est imposé que sur les bouteilles vendues...
Il ne lui reste qu'à faire ses preuves sur le terrain, sous l'oeil interessé de producteurs d'autres régions de France, Alsace en tête.
F.L.

















