Une valeur d'actif net de 0,63 million d'euros à fin 2004, au terme de son premier exercice fiscal, puis respectivement 1,7 million à fin 2005, 3 millions à fin 2006 et 7,25 millions à fin 2007: voilà le principal argument qu'avancent Eric Bogaerts et Luc Van Weert, les patrons-propriétaires de la firme anversoise Antigoon Invest, pour attirer les investisseurs. Ils anticipent 10,2 millions pour 2008, puis 12,28 millions et 14,77 millions pour les deux exercices suivants.
Antigoon Invest, c'est cette société d'investissement immobilier, sorte de petite Sicafi, qui se fait un nom en exploitant un filon très original et, apparemment, tout aussi rentable: le rachat, la gestion et la valorisation de participations dans des sociétés patrimoniales («L'Echo» du 5 mars 2008). Elle opère également des investissements dans des immeubles de rapport situés en Flandre et présentant un potentiel de rendement élevé, soit en raison de leur localisation dans des quartiers en vue, soit par l'optimisation des travaux de transformation ou de rénovation.
Ses revenus courants proviennent des loyers générés par le portefeuille immobilier, mais vu le caractère de négoce des immeubles, c'est surtout la valeur d'actif net qui sert à évaluer la performance économique de la société.
Lever 1,54 million
Pour donner un coup d'accélérateur au développement de leurs affaires, les dirigeants ont opté pour une introduction sur le Marché libre. L'offre publique initiale (IPO), dont le prospectus a été approuvé ce mardi par la Commission bancaire, financière et des assurances, vise à lever un maximum de 1,54 million d'euros de capitaux frais, correspondant à une tranche de 18,03% de son capital.
Principalement constituée de biens immobiliers, la valorisation pre-IPO d'Antigoon est estimée à 7 millions d'euros. Au titre de l'exercice écoulé, elle a dégagé un bénéfice net de 2,26 millions d'euros, contre une perte de 0,08 million un an plus tôt.
Modification technique
Cette nouvelle IPO, qui succède à une série de placements difficiles sur le Marché libre, essuiera par ailleurs les plâtres d'une organisation modifiée, comme le souligne Bernard Ruzziconi, le patron de l'intermédiaire Small Caps Finance.
«La modification technique réside dans la centralisation directe des ordres par Euronext, explique-t-il, au détriment de la procédure de recours à un seul établissement-guichet telle qu'on la pratiquait jusqu'ici. Il s'agit d'une mesure susceptible de mobiliser davantage que par le passé les banques de détail, souvent rétives à favoriser la souscription parce qu'elles jugeaient leur rémunération sur la transaction insuffisante. Désormais, la banque pourra transmettre directement les ordres à Euronext, et la totalité de la commission, soit 2,5%, lui sera rétrocédée.»
Fabian Lacasse
L'opération en un clin d'oeil
Destination: Marché libre d'Euronext Bruxelles.
Quand? L'IPO courra du 22 septembre au 31 octobre, sauf clôture anticipée ou prolongation. Sous toutes réserves, la première cotation pourrait intervenir le 10 novembre.
Montants: l'objectif est de lever jusqu'à 1,54 million d'euros d'argent frais, soit 18,03% des parts représentatives du capital après IPO.
L'IPO s'articule autour d'une augmentation de capital en vertu de laquelle seront émises un maximum de 220.000 actions nouvelles. Les actions sont offertes à la souscription publique au prix ferme unitaire de 7 euros.
«Pré-money», Antigoon Invest est valorisée à 7 millions d'euros, pour une valeur d'actif net par action de 6,27 euros (sic)*.
Les frais de la mise en Bourse sont estimés à 0,19 million d'euros.
Objectifs prioritaires de l'offre: les fonds levés dans le cadre de l'IPO iront au développement du portefeuille d'affaires.
Intermédiaire: Small Caps Finance.
Le prospectus peut être téléchargé sur les sites suivants: www.antigoon.be, www.smallcapsfinance.com.
* Correctif : La valeur d'actif net par action est actuellement de 8,09 euro.

















