Duplicate entry '3590803' for key 1 - Propharex apure une partie de ses pertes et se donne de l’air
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Propharex apure une partie de ses pertes et se donne de l’air
10/08/2010  – L'Echo 10/08/10
Le fabricant de micro-usines pharmaceutiques wallon Propharex, en réorganisation judiciaire depuis le 25 juin, vient de procéder, en un mois, à deux opérations sur son capital de manière à se donner de l’air.

La société cotée sur le Marché libre a d’abord réduit, à fin juin, son capital de 3,18 millions d’euros par apurement des pertes pour le ramener à 1,4 million. Elle avait, pour rappel, terminé l’exercice 2009 avec une perte nette de 1,1 million et une perte reportée de 2,87 millions, soit une perte à affecter de 4,02 millions. Celle-ci se voit donc réduite à moins d’un million.

Propharex a ensuite procédé, fin juillet, à une petite augmentation de capital de 354.000 euros par la création de 590.000 nouvelles actions, pour le porter à 1,754 million. Les nouveaux titres ont été souscrits par des administrateurs, explique le CEO Jean-François Cappart. Le conseil d’administration avait décidé de supprimer le droit de préférence de souscription aux actionnaires existants, mais sans résultat de ce côté: les conditions n’étaient pas réunies pour attirer de nouveaux actionnaires.

"Les deux opérations étaient liées, poursuit le CEO. Nous avons dû réduire le capital pour pouvoir émettre les nouvelles actions, dans le cadre du capital autorisé, aux environs des cours actuels, soit à 0,60 euro par titre."

L’objectif reste le même, à terme, pour Propharex: ses dirigeants négocient l’entrée de partenaires au capital. "Nous avons des pistes, mais elles ne peuvent être actionnées immédiatement, ajoute le CEO. Ce devrait être pour septembre ou octobre."

Le rabiot en capital devrait donner les moyens nécessaires à la société pour tenir durant ces mois difficiles. La réorganisation judiciaire court jusque fin décembre. Elle lui permet d’avancer à l’abri de ses créanciers. Les principaux d’entre eux sont la Région wallonne qui, via la Sogepa, détient une créance de près de 2 millions d’euros, et la société de leasing immobilier Sambre Lease. Jean-François Capart ne désespère pas de convaincre la Sogepa de convertir tout ou partie de sa créance en capital.

M.Lw.


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