Baptisé «Nutradine» (.fr ou .eu), ce site devrait contribuer dès 2008 aux profits de l'entreprise.
La bonne nouvelle, c'est que les investissements nécessaires à son fonctionnement n'auront coûté que 0,15 million d'euros, au lieu du montant programmé de 0,6 million. La «moins bonne», c'est que l'objectif initialement évoqué d'un chiffre d'affaires d'un million d'euros la première année a entre-temps été raboté de moitié. «C'est très difficile à évaluer car nous partons de rien, et l'on ne peut se baser que sur les performances de sites semblables. Ce qui est clair, c'est que les risques seront limités au maximum: on attendra d'engranger les premiers résultats pour enrichir l'activité», explique François Motte, l'un des patrons de Pharco.
Dans un premier temps, vingt références seront disponibles. Commandées par internet, elles seront livrées par La Poste. Il est prévu d'en ajouter trois nouvelles par trimestre. «Ce pilier constitue, avec une rentabilité brute de l'ordre de 90%, un axe-clé de notre croissance future», poursuit Motte. Il table sur un profit d'exploitation de 0,3 million d'euros et un profit net de 0,1 million pour la 1ère année.
L'expert est un autre pilier de croissance. En France et au Maroc, Pharco prend progressivement racine par le biais de partenaires locaux.
D'ici deux mois, ce sera au tour de l'Allemagne. Du personnel spécifique va être engager pour ouvrir de nouveaux marchés. «Nous escomptons que ce pôle augmentera nos revenus de 0,4 million d'euros cette année. Quant aux résultats, ils seront absorbés par les investissements: nous visons l'équilibre», précise François Motte.
Rentabilité
En ce qui concerne les activités belges, les objectifs ne manquent pas d'ambition, avec un chiffre d'affaires attendu en hausse de 20%, «à 1,9 ou 2 millions d'euros», et un bénéfice net de quelque 0,2 million. Au total, les dirigeants de Pharco placent donc la barre à respectivement 2,8 millions et 0,3 million d'euros. «Le naufrage de la gamme minceur nous a fait perdre deux ans sur le plan d'affaires, mais aujourd'hui, c'est derrière nous et nos perspectives sont splendides», souligne le patron. Au titre d'un exercice écoulé encore sévèrement impacté par les rentrées d'invendus, Pharco se dit convaincu d'avoir atteint le haut de la fourchette de ses dernières projections, à savoir des ventes en hausse de 27%, à 1,7 million d'euros, pour un résultat à l'équilibre.
Fabian Lacasse


















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