Jusque l'année dernière, TMS se concentrait sur les pièces de rechange qu'il revendait principalement aux exploitants miniers d'une quinzaine de pays africains où il a ses entrées. Depuis quelques mois, toutefois, la société alleuroise s'est diversifiée dans une activité de représentation et de commercialisation d'engins de chantier et camions, pour compte de géants européens comme NHC, Berco et Astra (lire «L'Echo» du 27 mai). Sa motivation est évidente: en l'espace de cinq ans, chaque machine vendue consomme l'équivalent de son prix en termes de pièces…
Après un premier contrat d'une dizaine de machines en Guinée, ce sont cette fois quelque cinquante engins de chantier et une vingtaine de camions qu'il devrait bientôt livrer à la PROCA, l'association des entrepreneurs de génie civil du Ghana. Soit un chiffre d'affaires d'environ 16 millions d'euros, qui sera imputé sur le second semestre 2008. Une enveloppe conséquente pour une entreprise qui a engrangé des revenus de l'ordre de 55 millions d'euros l'an dernier, et qui a fixé la barre à 75 millions cette année.
Le «memorandum of understanding» sera ratifié lorsque chaque entrepreneur aura, individuellement, obtenu le crédit nécessaire auprès de son banquier. Pour TMS, qui passe par la Coface, équivalent français de notre Ducroire, le risque est nul.
«Ce contrat va également nous permettre de développer considérablement nos structures locales au Ghana», explique Walter Brose, le directeur général de TMS. Traditionnellement prudent, il se refuse toutefois à ce stade à reconsidérer les prévisions financière formulées au début de cette année, même si elles ne tenaient pas nécessairement compte du dossier ghanéen.
Fabian Lacasse
















