Il chiffre les besoins à 4 millions d'euros. Un montant hors de portée des invests qui l'ont soutenu jusqu'ici. «Il y a 3 ans, lors de la mise en Bourse, nous avions levé un million d'euros, mais il eut sans doute fallu viser deux millions. Notre développement requiert des dépenses incontournables, tant en R&D qu' en personnel et en commercial; nous engrangeons progressivement les fruits de ces investissements, car en Belgique, en France ou en Afrique, les clients commencent à venir à nous, mais les recettes restent insuffisantes pour que nous financions notre expansion sur fonds propres».
Il reconnaît ainsi avoir consacré une partie des crédits disponibles à la R&D. «C'était sans doute une erreur, car aujourd'hui, cette situation nous étrangle un peu», convient-il.
Malgré les reports de commande dus à la crise, les chiffres 2008, qui seront publiés prochainement, seront loin d'être catastrophiques. Rossignol table sur une croissance des revenus, immobilisé inclus, de 15 à 20%, à 3,5 millions d'euros, pour un résultat à l'équilibre. Voire légèrement positif grâce à l'exceptionnel. Pour 2009, l'absence de visibilité, surtout dans l' industrie, sera compensée par une prospection internationale accrue.
F.L.

















