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Sodiplan satellise une filiale en Bourse de Paris
03/06/2009  – L'Echo 03/06/09

Lever jusqu'à un million d'euros par le biais d'une cotation directe.
Après GoMotors récemment, un nouveau dossier d'introduction en Bourse qui tendait potentiellement les bras à Euronext Bruxelles lui préfère la souplesse parisienne.

Il s'agit en l'espèce de Geoinvent, la filiale à 69% du géomaticien gembloutois Sodiplan, coté pour sa part depuis plusieurs années sur le Marché libre bruxellois. Geoinvent fera «dès que possible» l'objet d'une augmentation de capital réservée à des investisseurs qualifiés, avant d'être introduite sans autre forme de procès sur le segment parisien consacré aux PME.

Geovinvent est la structure où sont logées les activités de «mobile mapping» (ou collecte de données mobiles) utilisées par Sodiplan pour inventorier les patrimoines. Ce dernier en détient actuellement 69%, pour 6% à une branche de NamurInvest, et 25% à l'Université de Gand et à la Hogeshool Gent, qui y ont apporté une technologie originale.

Avant de filialiser Geoinvent, au plus tard à la rentrée, Sodiplan y apporterait la société toulousaine Geoinvent (France), qu'il avait rachetée il y a deux ans, ainsi que les équipements encore logés dans sa propre organisation (autos, bateau, train, caméras, lasers et système de navigation). Cela représenterait une douzaine de collaborateurs au total et un capital initial de 1,6 millions d'euros, l'ensemble étant évalué pour les besoins de l'opération à 2 millions d'euros «pré-IPO».

Conserver la majorité

L'idée sera de lever les fonds par le biais d'une augmentation de capital et d'un emprunt obligataire, de manière à en rester l'actionnaire majoritaire.

«Le fait de disposer d'une branche implantée en France est un atout supplémentaire quand on se fait coter à Paris», fait-on valoir chez l'intermédiaire SCF.

Les motivations d'une telle scission sont doubles.

Tout d'abord, doter l'entité des capitaux qui lui permettront d'accélerer sa croissance. «Les acteurs commencent à arriver sur ce marché. Nous ne devons pas flâner pour profiter de notre avance», précise Jean-François Rossignol, le fondateur de Sodiplan.

Ensuite, la séparation est censée attirer des investisseurs peu soucieux d'intervenir au niveau de Sodiplan. En effet, celui-ci se compose encore de deux autres piliers actifs dans le domaine des systèmes d'informations géographiques («SIG»): l'un se focalise dans l'aménagement du territoire et les ressources naturelles, l'autre sur les applications industrielles (réseaux, logistique, sécurité, maintenance...).

A terme, ces piliers ont aussi vocation à connaître un sort similaire, même si leur filialisation n'aboutira pas nécessairement à une cotation. 

Fabian Lacasse


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