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La BEI partie prenante du projet Monteruga de Reibel/Belpower Energie
05/05/2008  – L'Echo 03/05/08

Elle pourrait contribuer à sa réalisation à concurrence d'une trentaine de millions d'euros sur un total estimé de 55 millions. La Banque européenne d'Investissement (BEI) pourrait investir jusqu'à 30 millions d'euros dans le principal projet de développement conçu par Reibel pour son département énergétique Belpower.

Il s'agit de la construction et de la gestion d'une station de production d'énergie photovoltaïque d'une capacité de 10,5 mégawatts (MW) sur le site de 23 hectares que la firme bruxelloise a acquis à cette fin à Monteruga, dans les Pouilles (sud de l'Italie), lit-on sur le site internet de l'organisme international.

Le prêt envisagé, actuellement sous «statut d'approbation», couvrirait en l'espèce plus de la moitié d'une enveloppe globale évaluée de manière indicative à 55 millions d'euros.

Sous toutes réserves, il prendrait la forme d'un crédit à long terme et… relativement bon marché.

Ce serait en l'occurrence pour la BEI un premier investissement dans le domaine de l'énergie photovoltaïque en Italie. Celui-ci s'intégrerait dans le cadre d'un vaste programme de soutien au développement des énergies renouvelables sur les plans national et européen, dont l'objectif avoué est de contribuer à garantir à long terme l'indépendance de l'Europe en matière de fourniture d'énergie, et surtout de lutter contre le changement climatique.

Giovanni Esposito, le patron de Reibel, temporise. Il souligne que l'on n'en est encore qu'au début du processus. «La Bourse nous a régulièrement fait le reproche que ce projet Monteruga, décisif pour notre expansion, n'avançait pas assez vite. Mais nous avons dû composer avec la modification du cadre légal italien en matière d'aide aux énergies durables, avec la refonte du plan initial et les vicissitudes liées au permis de bâtir. Puis, bien sûr, il a fallu monter le dossier et dénicher les partenaires financiers ad hoc. Cela dit, quand, il y a environ un an et demi, la BEI nous a approchés, puis est montée à bord, ses fondés de pouvoir nous ont laissé entendre que cela pourrait prendre entre trois mois et trois ans. On est toujours dans le bon», explique-t-il.

Permis de bâtir

La ligne d'arrivée n'est plus si éloignée. En principe, le permis de bâtir devrait être bientôt accordé. Puis viendra la finalisation des montages financier, technique et légal. «Nous espérons poser la première pierre début octobre 2008 et procéder à la connexion un an plus tard», indique Esposito. Entre les deux, ce ne sont plus huit stations d'une capacité unitaire d'un MW, mais une seule, nettement plus importante, et d'une capacité de 10,5 MW, qui sera construite.

«Cela présente l'énorme avantage qu'elle pourra disposer directement de sa sous-station d'électricité», fait-il encore valoir.

Pour le bouclage du budget, il se dit confiant. D'autres candidats investisseurs d'envergure auraient manifesté un intérêt plus que poli pour le projet: tant des financiers - Fortis, Credit Suisse,… - que des industriels, au rang desquels le géant américain General Electric.

Giovanni Esposito ne serait pas lui-même s'il n'avait déjà anticipé le coup suivant.

«Belpower a en effet acquis dix hectares de terrain additionnels, qui ont vocation de lui permettre ultérieurement de pousser sa capacité installée à 14,9 MW», concède-t-il volontiers.

Fabian Lacasse