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Le coût du développement de Belpower teinte de rouge les comptes annuels de Reibel
05/05/2008  – L'Echo 03/05/08

L'exercice fiscal 2007 du logisticien bruxellois Reibel s'est soldé par une perte nette de près de 0,5 million d'euros qui jure quelque peu avec la spectaculaire progression de son chiffre d'affaires, passé en l'espace de douze mois de 3,7 millions d'euros à 5,9 millions.

Trois facteurs sont censés expliquer le déficit: le fléchissement cyclique observé dans la logistique humanitaire, la croissance significative des effectifs et surtout les lourdes dépenses d'investissements consenties pour financer les phases initiales des projets de développement de Belpower, la filiale spécialisée dans le domaine de l'énergie verte.

«On ne parle en l'occurrence pas encore de coût de construction, mais bien des dépenses non négligeables exposées pour le rachat des terrains, pour la couverture des frais notariaux ou des études et autres travaux préparatoires, par exemple. Sans Belpower, les comptes de Reibel auraient affiché des résultats positifs», affirme Christian Ivens, l'un des dirigeants de la société qui avait dégagé un profit de 0,08 million d'euros un an plus tôt.

Alors que les revenus 2006 avaient été essentiellement générés par la branche logistique (3,15 millions d'euros pour 0,54 million à Belpower), un basculement s'est opéré l'an dernier : la première a contribué au chiffre d'affaires global à hauteur de 2,71 millions, le second pour 3,18 millions.

L'activité de fourniture d'électricité que Belpower a récemment ajoutée à son arc devrait soutenir cette tendance favorable à l'avenir.

Quant aux «autres» ventes de Reibel, elles ont souffert d'un léger reflux de conjoncture, qui s'est traduit par un recul d'environ 0,4 million d'euros, soit quelque 25%.

Sur ce front, 2008 se présente en revanche très bien, avec un contrat majeur conclu avec les Nations unies et des perspectives alléchantes auprès de plusieurs autres organisations non gouvernementales de premier plan.

Le «payroll» a quant à lui gonflé de 60%. «Nous avons adapté nos effectifs actuels aux besoins de demain», commente Ivens.

Le principal défi auquel la société est confrontée aujourd'hui réside dans la question du financement et de la construction de ses stations photovoltaïques en Italie et en Espagne. Sa direction avait assuré l'an dernier être en négociation avec un ou plusieurs établissements de crédit d'envergure internationale, sans dévoiler jusqu'ici aucun nom. Le secret vient d'être partiellement levé…

F.L.


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